Brigitte Macron : Jusqu’à 6 mois de prison ferme pour les cyberharceleurs

Publié le 5 janvier 2026 par: Être Heureux #etrehrx

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Le tribunal correctionnel de Paris a voulu marquer les esprits. Lundi, la justice a rendu un verdict sévère dans l’affaire de cyberharcèlement visant Brigitte Macron, estimant que les attaques répétées et organisées relevaient d’une véritable volonté de nuire. Dix prévenus ont été condamnés pour avoir alimenté et diffusé des rumeurs jugées particulièrement violentes.

 

Le tribunal correctionnel de Paris a reconnu dix personnes coupables d’avoir participé à une campagne de cyberharcèlement visant Brigitte Macron. En cause : la diffusion et le relais, sur les réseaux sociaux, de propos insultants et de rumeurs portant à la fois sur son genre et sur l’écart d’âge qui la sépare de son époux, le président de la République. Le président du tribunal, Thierry Donnard, a dénoncé des attaques formulées dans des « termes malveillants, dégradants et insultants », évoquant même des allégations de « prétendue pédocriminalité ».

Des figures centrales lourdement sanctionnées

Parmi les condamnés figurent plusieurs personnalités déjà connues pour leurs prises de position publiques. Aurélien Poirson-Atlan, écrivain utilisant le pseudonyme Zoé Sagan, a écopé de huit mois de prison avec sursis. Delphine Jegousse, médium connue sous le nom d’Amandine Roy, ainsi que le galeriste Bertrand Scholler, ont quant à eux été condamnés à six mois de prison avec sursis. Le tribunal a estimé que leur rôle avait été central dans la propagation de rumeurs devenues virales, bien au-delà de simples opinions isolées.

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Des propos jugés gravement diffamatoires

Sur son compte X, aujourd’hui suspendu, Zoé Sagan avait qualifié les vingt-quatre années séparant les époux Macron de « crime sexuel » et de « pédophilie cautionnée par l’État ». Ces déclarations ont pesé lourd dans la décision du tribunal, d’autant que le prévenu est déjà connu pour avoir diffusé en 2020 des vidéos à caractère sexuel visant Benjamin Griveaux, ancien ministre contraint de renoncer à la mairie de Paris.

Une rumeur devenue mondiale

Amandine Roy, de son côté, était à l’origine d’une vidéo de près de quatre heures publiée en 2021, largement relayée avant d’être retirée. Elle y affirmait que Brigitte Macron n’aurait jamais existé, avançant que son frère, Jean-Michel, aurait usurpé son identité après un changement de sexe. Cette vidéo a joué un rôle majeur dans l’amplification internationale de la rumeur, selon la Première dame, qui a souligné l’impact durable de ces contenus sur sa vie personnelle et publique.

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Les « suiveurs » également sanctionnés

Les sept autres prévenus, présentés comme des « suiveurs », n’ont pas été épargnés. Six d’entre eux ont été condamnés à des peines de prison, dont un à six mois ferme en raison de son absence à l’audience. Le tribunal a rappelé que le simple fait de relayer ou de “liker” des contenus haineux engage une responsabilité pénale, même lorsqu’il s’agit de publications prétendument satiriques ou partagées depuis son domicile.

Une exception et un message pédagogique

Un seul prévenu, ayant présenté ses excuses au cours du procès, a échappé à une peine de prison. Il devra toutefois suivre un stage de sensibilisation, destiné à mesurer les conséquences du harcèlement en ligne. Lors des audiences d’octobre, le parquet avait requis des peines allant de trois à douze mois avec sursis, ainsi que des amendes pouvant atteindre 8.000 euros, soulignant la gravité des faits.

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Brigitte Macron déterminée à se battre

La relation entre Emmanuel Macron et son épouse, rencontrée lorsqu’elle enseignait le théâtre dans son lycée, fait depuis des années l’objet de fausses informations massivement diffusées. Le couple a choisi de porter le combat sur le terrain judiciaire, en France comme aux États-Unis. Dimanche, sur TF1, Brigitte Macron a expliqué vouloir montrer l’exemple : « Je me bats pour aider les adolescents contre le harcèlement. Si je ne montre pas l’exemple, cela devient difficile », a-t-elle affirmé, donnant à ce verdict une portée symbolique bien au-delà de sa propre affaire.

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