Budget 2026 : afin de réduire les déficits et la dette, François Bayrou envisage un référendum sur « un plan cohérent, avec des propositions claires, lisibles »

Publié le 6 mai 2025 par: Être Heureux #etrehrx

Face à une dette colossale et un déficit préoccupant, le Premier ministre François Bayrou envisage une voie inédite : soumettre aux Français, par référendum, un plan global de redressement économique.

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Un pari audacieux, dans un contexte politique tendu, pour obtenir l’adhésion directe du peuple à des réformes structurelles ambitieuses.

François Bayrou, dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, a laissé entendre qu’un recours au référendum pourrait s’imposer pour faire adopter un plan de redressement budgétaire. Selon lui, il ne s’agirait pas de mesures techniques isolées, mais d’un « plan d’ensemble », composé de propositions lisibles, précises et cohérentes, nécessitant l’engagement de tous. « Il demandera des efforts à tout le monde, et par l’ampleur qui doit être la sienne, il ne peut réussir si le peuple français ne le soutient pas », a-t-il déclaré.

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La volonté de passer par la voie référendaire souligne une rupture avec la méthode traditionnelle, souvent perçue comme autoritaire ou opaque.

Une décision qui appartient au président

Le Premier ministre a rappelé que l’initiative d’un référendum relève exclusivement du chef de l’État. « Le gouvernement propose, le président décide », a-t-il précisé. Néanmoins, il insiste : l’adhésion populaire est le socle indispensable de toute réforme d’envergure. Dans une France politiquement fragmentée, marquée par une défiance croissante envers ses institutions, cette volonté de consulter directement les citoyens pourrait aussi être une réponse stratégique à l’impasse parlementaire.

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Bayrou désigne ainsi la légitimité démocratique comme levier central pour faire accepter les sacrifices à venir.

Une équation budgétaire complexe à résoudre

En toile de fond de cette déclaration, l’exécutif prépare activement le budget 2026, après avoir arraché l’adoption de celui de 2025 dans un climat tendu, marqué par plusieurs tentatives de censure avortées. Le cap est désormais fixé : réduire le déficit public de 5,4 % à 4,6 % du PIB d’ici l’an prochain, ce qui implique 40 milliards d’euros à économiser. Un objectif que Bayrou ne considère atteignable qu’avec une stratégie globale et cohérente, touchant à la fois la production nationale et les finances publiques.

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L’effort budgétaire à venir sera donc massif, et son acceptation dépendra fortement du soutien citoyen.

Relancer la production, alléger la dette

Pour François Bayrou, la France fait face à deux écueils majeurs : une production insuffisante et une dette publique devenue insoutenable. Il appelle de ses vœux un « plan complet de retour à l’équilibre », articulé autour de deux piliers : la stimulation de l’activité économique et la rigueur budgétaire. Ces deux volets, selon lui, ne peuvent être dissociés. Il plaide ainsi pour une vision de long terme, où la souveraineté économique passe par la fin d’une dépendance structurelle à la dette.

Le diagnostic est sans appel : le pays ne peut plus repousser les réformes structurelles sans courir de graves risques économiques.

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Moins de dépenses, pas plus d’impôts

Sans équivoque, le Premier ministre rejette l’idée d’un alourdissement fiscal. « La solution n’est pas dans de nouveaux impôts », martèle-t-il, préférant miser sur la simplification, l’efficience de l’action publique et la réduction des dépenses. Cette ligne politique vise à rassurer les contribuables et les entreprises, tout en affirmant une volonté de réforme sans pression fiscale supplémentaire.

Bayrou entend montrer qu’une gestion responsable ne passe pas nécessairement par l’austérité punitive, mais par une réorganisation profonde.

Une manière de contourner les blocages politiques

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Enfin, le chef du gouvernement assume l’idée que le référendum peut être un outil pour dépasser l’enlisement parlementaire. Conscient de l’absence de majorité à l’Assemblée nationale, il décrit un paysage politique miné par les rapports de force, les grèves et les manifestations. « Quand on réforme par le passage en force, le pays se braque », souligne-t-il. En consultant directement les Français, il espère court-circuiter les oppositions institutionnelles et les incompréhensions populaires.

L’objectif : désamorcer les tensions sociales avant qu’elles ne sabotent la dynamique de réforme.

Un plan de rigueur budgétaire validé par référendum serait une première dans la Ve République. Ce geste démocratique ambitieux pourrait aussi bien apparaître comme un acte de courage politique… que comme une tentative risquée de transfert de responsabilité vers les électeurs. Réponse attendue dans les prochaines semaines.

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