Cancer du sein : une étude mondiale identifie 6 habitudes qui pourraient expliquer 1 cas sur 4
Publié le 10 mars 2026 par: Être Heureux
Le cancer du sein reste aujourd’hui la forme de cancer la plus répandue chez les femmes dans le monde.

Alors que des millions de nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, les chercheurs s’intéressent de plus en plus au rôle du mode de vie dans le développement de la maladie. Une analyse internationale récente met en lumière plusieurs habitudes quotidiennes qui pourraient influencer le risque.
Le cancer du sein demeure le cancer le plus fréquent chez les femmes à l’échelle mondiale. En 2023, environ 2,3 millions de nouveaux cas ont été diagnostiqués, tandis que près de 670 000 décès ont été recensés.
Face à ces chiffres, les scientifiques tentent de mieux comprendre les facteurs qui favorisent l’apparition de la maladie. Une analyse internationale récente suggère que certains comportements du quotidien pourraient jouer un rôle important dans le développement du cancer du sein.
Selon les chercheurs, près de 28 % des années de vie en bonne santé perdues à cause de cette maladie seraient liées à des facteurs modifiables, c’est-à-dire des habitudes de vie sur lesquelles il est possible d’agir.
Une étude mondiale menée dans plus de 200 pays
Pour parvenir à ces conclusions, des chercheurs ont analysé les données provenant de 204 pays sur une période allant de 1990 à 2023. Leur étude, publiée dans la revue scientifique The Lancet Oncology, s’appuie sur l’indicateur des « années de vie ajustées sur l’incapacité ».

Cette mesure combine les années de vie perdues en raison d’un décès prématuré et celles vécues avec les conséquences de la maladie.
En 2023, le cancer du sein a représenté environ 24,3 millions d’années de vie perdues dans le monde, dont 6,8 millions directement associées à certains comportements quotidiens.
L’étude menée par l’Institute for Health Metrics and Evaluation de l’université de Washington montre ainsi que six facteurs liés au mode de vie pourraient expliquer près de 28 % du fardeau mondial de la maladie.
Des facteurs de risque liés aux habitudes quotidiennes
L’analyse identifie plusieurs facteurs majeurs associés à l’apparition du cancer du sein.
En tête figure la consommation élevée de viande rouge, qui représenterait environ 11 % du fardeau sanitaire attribuable à la maladie. Le tabagisme arrive ensuite avec 10 %, suivi par une glycémie élevée, qui atteint 9 %.
D’autres facteurs sont également mentionnés. Un indice de masse corporelle élevé représente environ 7 % du risque global, tandis que la consommation d’alcool est associée à 5 % du fardeau mondial. Enfin, l’inactivité physique est estimée à 4 %.
Les chercheurs soulignent que ces facteurs agissent souvent simultanément, créant un environnement hormonal et métabolique pouvant favoriser le développement de cellules cancéreuses.
Une hausse préoccupante chez les jeunes femmes

L’étude met également en évidence une évolution notable chez les femmes les plus jeunes. Entre 1990 et 2023, le taux d’incidence du cancer du sein a augmenté d’environ 0,5 % par an chez les femmes de moins de 30 ans.
Cette tendance attire l’attention des spécialistes, qui observent une progression progressive de la maladie dans certaines tranches d’âge plus jeunes.
Une augmentation des cas attendue d’ici 2050
Les projections des chercheurs indiquent que le nombre de cas de cancer du sein pourrait continuer d’augmenter dans les décennies à venir.
Selon leurs estimations, le nombre de nouveaux cas annuels pourrait atteindre environ 3,5 millions d’ici 2050, soit une hausse d’environ 52 % par rapport aux chiffres observés en 2023.
Dans le même temps, le nombre de décès pourrait atteindre près de 966 000 par an. Certaines régions restent particulièrement exposées, notamment l’Afrique subsaharienne, où le taux de mortalité atteint environ 28 décès pour 100 000 femmes, soit plus du double de la moyenne mondiale.







