Ce médecin alerte : voici l’âge précis à partir duquel consommer de l’alcool devient vraiment risqué
Publié le 30 janvier 2026 par: Être Heureux
En France, l’alcool fait partie du décor : repas, célébrations, moments conviviaux.

Pourtant, derrière cette banalité culturelle, les conséquences sanitaires s’accumulent silencieusement. Avec l’âge, le corps et surtout le cerveau deviennent plus vulnérables. À quel moment faut-il sérieusement envisager d’arrêter ? La réponse pourrait surprendre.
L’alcool demeure profondément ancré dans les pratiques quotidiennes, mais son impact sanitaire est considérable. Selon l’Organisation mondiale de la santé, il est associé à des millions de décès chaque année, impliqué dans des blessures, des maladies digestives, cardiovasculaires, infectieuses et de nombreux cancers. Ce constat dépasse largement le cadre des débats culturels : il pose une question de santé publique majeure.
Le cerveau, une cible directe souvent ignorée

L’alcool ne fragilise pas uniquement le foie : il agit comme une neurotoxine qui affecte directement les fonctions cérébrales. Mémoire, attention, coordination, équilibre… ces capacités sont progressivement altérées. Avec l’avancée en âge, le cerveau perd naturellement de sa réserve cognitive, rendant ses structures plus sensibles aux agressions répétées.
À partir de la cinquantaine, des changements biologiques s’installent : diminution du flux sanguin cérébral, perte neuronale, réduction progressive du volume du cerveau. Dans ce contexte, l’alcool accentue les fragilités existantes. Les troubles de l’équilibre, de la concentration ou de la mémoire peuvent alors devenir plus marqués et plus fréquents.
Le seuil des 65 ans selon le neurologue Richard Restak
Le neurologue américain Richard Restak recommande clairement aux personnes de 65 ans et plus de supprimer totalement l’alcool de leur alimentation. Son argument repose notamment sur le risque de carence en vitamine B1 (thiamine), favorisée par la consommation d’alcool, pouvant entraîner des troubles neurologiques sévères et irréversibles.
Cette pathologie associe confusion, troubles de la marche et pertes de mémoire importantes, liées à une carence prolongée en thiamine. Elle illustre à quel point les dégâts peuvent devenir profonds lorsque l’alcool s’inscrit dans la durée, surtout chez les personnes âgées dont l’organisme compense moins bien.
Des risques qui dépassent largement le cadre neurologique

Au-delà du cerveau, l’alcool augmente le risque de cancers (bouche, gorge, œsophage, côlon, foie), de maladies cardiovasculaires, de cirrhoses et de troubles psychiques. Il reste aussi impliqué dans de nombreux accidents, notamment routiers, où la perte de discernement a des conséquences dramatiques.
Les repères de consommation dits “modérés” montrent rapidement leurs limites. Dépasser deux verres par jour pour une femme et trois pour un homme accroît significativement les risques de maladie. Chez les femmes, même une consommation faible augmente le risque de cancer du sein, rappelant que la nocivité dépend autant de la durée que de la quantité.







