« Des écrous, des vis et des boulons » dans le chocolat Lindt : la condamnation est tombée pour le chocolatier
Publié le 21 février 2026 par: Être Heureux
Le géant suisse du chocolat Lindt s’est retrouvé au centre d’une affaire aussi surprenante qu’inquiétante dans les Pyrénées-Atlantiques.

À Oloron-Sainte-Marie, une employée intérimaire de 57 ans a été condamnée à un an de prison avec sursis pour avoir introduit des boulons, vis et écrous dans des boîtes de chocolat destinées à la vente.
L’employée travaillait depuis 27 saisons au sein de l’usine, sans jamais décrocher de contrat stable. Cette instabilité, vécue comme une injustice, aurait nourri un profond ressentiment. Selon les éléments évoqués à l’audience et rapportés par la presse régionale, elle aurait cherché à « attirer l’attention de la direction » sur sa situation.
Son parcours illustre la fragilité de certains travailleurs saisonniers, maintenus dans une succession de missions temporaires sans perspective durable. Mais cette frustration n’a pas justifié, aux yeux de la justice, la mise en danger potentielle des consommateurs.
Des actes répétés et délibérés
L’enquête a établi que l’employée avait agi à 18 reprises. Les premiers incidents remontent à 2014, lorsque des boulons sont retrouvés dans des boîtes. Face à ces découvertes inquiétantes, l’usine installe dès 2015 un système de contrôle par rayons X, permettant de détecter d’autres objets métalliques dissimulés dans les chocolats.

Les magistrats ont retenu le caractère volontaire et répété des faits. Si aucune blessure n’a été constatée, le risque pour les consommateurs était réel, ce qui a pesé lourd dans l’appréciation de la gravité des actes.
Une peine symbolique mais ferme
La prévenue a été condamnée à un an de prison avec sursis, assorti d’une mise à l’épreuve de deux ans. La juridiction a ainsi sanctionné la mise en danger tout en tenant compte de son âge et de l’absence de victimes directes.
Cette décision rappelle toutefois que la sécurité alimentaire constitue une priorité absolue. Toute atteinte à la chaîne de production, même motivée par un conflit social, expose à des poursuites pénales sévères.
Un impact financier et industriel majeur

Un rappel massif et coûteux
À la suite des découvertes successives, Lindt a dû procéder à des rappels de produits et à la destruction de stocks. L’entreprise estime le préjudice global à plus de 500 000 euros. Cette somme inclut les coûts liés aux retraits, aux contrôles supplémentaires et aux pertes de production.
Au-delà de l’aspect financier, c’est la confiance des consommateurs qui était en jeu. Dans l’industrie agroalimentaire, la réputation constitue un capital essentiel.
Des contrôles renforcés
L’installation de systèmes de détection par rayons X a permis de sécuriser davantage la production. L’usine d’Oloron-Sainte-Marie, implantée depuis les années 1920 et connue pour ses célèbres « Pyrénéens », a renforcé ses protocoles internes afin d’éviter toute récidive.
Ces investissements témoignent de la vigilance accrue des industriels face aux risques de malveillance, mais aussi de leur capacité d’adaptation face aux crises.
Si cet épisode a temporairement terni l’image du chocolatier, il n’a pas remis en cause la solidité de la marque Lindt. Forte d’une réputation bâtie sur la qualité et le savoir-faire, l’entreprise a réagi rapidement pour contenir les conséquences du scandale.







