Des perquisitions menées à l’Institut du monde arabe, Jack Lang assure n’avoir « rien à cacher »
Publié le 16 février 2026 par: Être Heureux
Lundi matin, l’Institut du monde arabe s’est retrouvé au cœur d’une actualité judiciaire sensible.

Des opérations menées par les enquêteurs s’inscrivent dans une procédure ouverte par le parquet national financier. L’ancien ministre Jack Lang et sa fille Caroline sont concernés par une enquête préliminaire pour des faits présumés de blanchiment de fraude fiscale aggravée.
Le parquet national financier (PNF) a confirmé que des perquisitions étaient en cours ce 16 février dans plusieurs lieux, dont l’Institut du monde arabe (IMA), situé dans le 5ᵉ arrondissement de Paris. Ces investigations interviennent dans le cadre d’une enquête ouverte le 6 février 2026.
Selon le communiqué du procureur de la République financier, Pascal Prache, ces opérations visent à recueillir des éléments utiles à l’enquête préliminaire portant sur des soupçons de blanchiment de fraude fiscale aggravée. Les investigations ont été confiées à l’Office national antifraude.
Une séquence particulière à l’Institut du monde arabe

Ces perquisitions se sont déroulées alors que Jack Lang participait à une cérémonie d’adieux au personnel de l’IMA. L’ancien ministre, qui a dirigé l’institution pendant plusieurs années, a pris la parole devant les équipes, évoquant le rôle de la justice financière sans mentionner explicitement les opérations en cours.
Interrogé par l’AFP, il a déclaré n’avoir « rien à cacher ». Il a également affirmé sa volonté de coopérer pleinement avec les autorités judiciaires, rappelant que l’enquête est à ce stade préliminaire.
Une enquête liée à des révélations internationales
L’ouverture de la procédure fait suite à la publication de documents par la justice américaine dans le cadre de l’affaire Epstein, ainsi qu’aux investigations journalistiques qui ont suivi en France. Le nom de Jack Lang apparaît à plusieurs reprises dans ces échanges rendus publics.

Toutefois, aucune charge n’est formellement retenue à ce stade contre lui ou sa fille. L’ancien ministre a dénoncé des accusations qu’il juge infondées et a assuré qu’il démontrerait leur inexactitude. Il convient de rappeler que la mention d’un nom dans des documents ne constitue pas en soi une preuve d’infraction.
Des conséquences institutionnelles
Confronté à la controverse, Jack Lang a annoncé sa démission de la présidence de l’Institut du monde arabe, après avoir initialement indiqué vouloir rester en fonction. Sa fille Caroline Lang a également quitté plusieurs responsabilités, notamment au sein du Syndicat des producteurs indépendants et de la Fondation Le Refuge.
L’affaire suscite un vif intérêt médiatique, en raison du profil des personnes concernées et du contexte international dans lequel s’inscrit l’enquête. Les autorités judiciaires poursuivent désormais leurs investigations afin d’établir les faits avec précision, dans le respect du principe de présomption d’innocence.







