Disparition d’Émile: une femme accusée d’avoir diffamé le grand-père du petit garçon jugée ce mardi à Marseille

Publié le 3 juin 2025 par: Être Heureux #etrehrx

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Alors que l’émotion reste vive autour de la disparition tragique du petit Émile, une affaire parallèle secoue à nouveau le Haut-Vernet.

Une femme comparaît ce mardi à Marseille pour avoir diffamé publiquement le grand-père de l’enfant, l’accusant sans preuve d’actes graves sur les réseaux sociaux. Le procès s’ouvre ce mardi 3 juin à 14 heures, au tribunal correctionnel de Marseille, dans un climat de tension et de douleur encore palpable. La femme poursuivie est accusée d’avoir tenu des propos diffamatoires envers le grand-père d’Émile, cet enfant de deux ans dont la disparition, survenue en juillet 2023 au Haut-Vernet, avait bouleversé toute la France. Son corps avait été retrouvé en mars 2024, relançant les interrogations mais aussi les spéculations, parfois les plus dangereuses.

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L’accusée, active sur Facebook sous pseudonyme, avait publié plusieurs messages visant directement le grand-père du petit garçon, l’impliquant nommément dans la mort de l’enfant. Mais elle ne s’était pas arrêtée là : ses publications comportaient également de lourdes accusations, parmi lesquelles des soupçons de fraude à la sécurité sociale et d’attouchements sur des patientes. Des propos jugés particulièrement graves et sans fondement.

Des publications anonymes mais traçables

Les faits remontent à l’été 2024, quelques mois après la découverte du corps d’Émile. L’accusée aurait, selon l’enquête, affirmé être secrétaire de mairie pour appuyer ses dires, et tenté ainsi de leur donner plus de crédibilité. C’est cette construction délibérée d’un récit accusatoire, sans preuve ni légitimité, qui constitue le cœur des poursuites pour diffamation.

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La famille d’Émile, profondément affectée par ces propos, avait rapidement porté plainte. Ces messages, bien que publiés sous pseudonyme, ont pu être rattachés à leur autrice grâce à l’intervention des services de cybersécurité et à une plainte en bonne et due forme. L’audience prévue ce mardi s’inscrit donc dans une volonté claire de rendre justice à une famille déjà durement éprouvée.

Une parole qui dépasse les bornes de la liberté d’expression

Le procès pose une nouvelle fois la question des limites de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux, notamment dans les affaires sensibles. Si chacun a le droit de s’exprimer, la justice rappelle qu’elle ne saurait tolérer les accusations non fondées, surtout lorsqu’elles portent atteinte à la dignité d’un individu déjà pris dans une affaire dramatique.

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La femme poursuivie avait initialement sollicité l’aide juridictionnelle et vu son audience reportée. Désormais jugée publiquement, elle devra répondre de ses propos et démontrer, si elle le peut, leur éventuelle véracité — une tâche d’autant plus ardue qu’aucun élément concret ne semble accréditer ses accusations.

Un rappel à la prudence à l’ère du numérique

Cette affaire met en lumière une dérive inquiétante : l’emballement numérique autour de faits divers douloureux, où la frontière entre rumeur et vérité s’estompe dangereusement. Dans le cas d’Émile, la douleur collective a parfois cédé la place à des discours accusateurs non vérifiés, alimentés par les réseaux sociaux.

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