« Épuisée » par sa prise en charge, une septuagénaire tue son mari atteint d’Alzheimer à coups de marteau dans le Doubs
Publié le 24 février 2026 par: Être Heureux
Près de Besançon, un drame familial a bouleversé une commune paisible du Doubs.

Une femme de 77 ans a reconnu avoir tué son mari atteint de la maladie d’Alzheimer. Épuisée par des années de prise en charge à domicile, elle a été mise en examen et placée en milieu psychiatrique.
Les faits se sont déroulés dans la nuit de jeudi à vendredi, à Grandfontaine, près de Besançon. Une septuagénaire a reconnu avoir frappé à plusieurs reprises son époux de 88 ans avec un marteau alors qu’il dormait. L’homme, atteint de la maladie d’Alzheimer et souffrant de troubles urinaires, vivait depuis longtemps sous la vigilance constante de son épouse.
Le parquet de Besançon a indiqué que la suspecte avait été mise en examen dimanche pour « homicide sur conjoint », avant d’être incarcérée puis transférée en établissement psychiatrique en raison de son état mental.
Un geste décrit comme impulsif

Lors de sa garde à vue, la mise en cause a expliqué s’être réveillée en pleine nuit et avoir agi « sur un coup de tête », qu’elle reliait à un état de fatigue extrême. Selon la vice-procureure Christine de Curraize, elle aurait saisi un marteau et porté de multiples coups au crâne de son mari.
Après les faits, elle aurait tenté de mettre fin à ses jours, s’alcoolisant puis se blessant aux bras, avant d’envisager de se défenestrer. Elle n’est toutefois pas passée à l’acte jusqu’au bout.
L’intervention des voisins
Le lendemain matin, vers 8h30, des voisins l’ont aperçue à la fenêtre du premier étage et se sont inquiétés. En intervenant pour lui porter assistance, ils ont découvert son mari inanimé dans le lit conjugal, la tête ensanglantée. L’alerte a été donnée aux secours, qui n’ont pu que constater le décès.
La scène a profondément choqué les habitants de cette commune où le couple résidait depuis de nombreuses années.
Une fatigue longtemps invisible

Mère de trois enfants adultes, la septuagénaire s’occupait quotidiennement de son époux. Elle a confié aux enquêteurs être « épuisée » par la situation. L’état de santé de son mari s’était considérablement dégradé ces derniers mois, rendant la prise en charge à domicile de plus en plus difficile.
Un placement en Ehpad était d’ailleurs prévu dans la semaine. La magistrate a précisé que l’épouse appréhendait ce changement, tout en reconnaissant qu’il devenait nécessaire.
Les proches du couple se disent « extrêmement surpris » par ce passage à l’acte. Ils décrivent une femme très présente auprès de son mari, sans avoir perçu l’ampleur de son épuisement ni un éventuel état dépressif.







