Féminicide à Peynier : une femme de 22 ans tuée par arme à feu, son compagnon mis en examen
Publié le 13 mars 2026 par: Être Heureux
Un nouveau drame conjugal secoue le sud de la France. À Peynier, une jeune femme de 22 ans a été retrouvée morte par arme à feu dans un appartement au petit matin du 9 mars.

L’enquête, ouverte par la justice, a rapidement écarté la piste initiale du suicide et conduit à la mise en examen du compagnon de la victime. Le lundi 9 mars, les secours ont été alertés aux premières heures de la matinée dans la commune de Peynier. Vers 7 h 25, un appel signale la présence d’une jeune femme grièvement blessée dans un appartement situé à l’entrée de la localité.
À leur arrivée, les pompiers constatent le décès d’une femme âgée de 22 ans, originaire de Marseille. La victime présentait une blessure par arme à feu, selon les premières constatations des services de secours.
Le parquet d’Aix-en-Provence confirme rapidement que les secours ont été appelés pour un tir impliquant une arme à feu.
Un témoin à l’origine de l’alerte
Au moment des faits, un homme de 47 ans se trouvait également dans l’appartement. Il s’agit du locataire du logement et du compagnon présumé de la victime.
Selon les premiers éléments recueillis par les enquêteurs, le couple était seul dans l’appartement durant la nuit précédant la découverte du corps.
C’est finalement un témoin qui, en entrant dans les lieux, découvre la scène et alerte immédiatement les pompiers ainsi que les forces de gendarmerie. Lorsque les secours arrivent, la jeune femme est déjà décédée.

Une piste initiale rapidement remise en cause
Dans un premier temps, l’hypothèse d’un suicide par arme à feu est envisagée par les enquêteurs. Cependant, les premières analyses réalisées sur place vont rapidement susciter des interrogations.
Les investigations menées par la brigade de recherches de la gendarmerie, en présence d’un médecin légiste, ainsi que les auditions de plusieurs personnes permettent d’envisager un scénario différent.
Les éléments recueillis sur les lieux orientent progressivement l’enquête vers la thèse d’un homicide, ce qui conduit les autorités judiciaires à ouvrir une procédure plus lourde.
Le compagnon mis en examen

Le compagnon de la victime est alors placé en garde à vue par le parquet d’Aix-en-Provence. À l’issue de son audition, il est présenté à un juge d’instruction.
L’homme de 47 ans est finalement mis en examen pour homicide conjugal ainsi que pour modification d’une scène de crime.
Selon les soupçons des enquêteurs, il aurait tenté de maquiller le meurtre de sa compagne en suicide, après les faits.
Le parquet a requis son placement en détention provisoire dans l’attente de la suite de l’instruction.
Une enquête toujours en cours
L’enquête se poursuit désormais afin d’établir avec précision les circonstances du drame et le déroulement exact des événements survenus durant la nuit.
Les expertises médico-légales et les analyses techniques devraient permettre de confirmer les conclusions provisoires de l’enquête.
Un fléau toujours présent en France
Ce drame s’inscrit dans un contexte préoccupant de violences conjugales en France. Depuis le début de l’année 2026, 23 féminicides ont déjà été recensés sur le territoire national.
En 2025, 158 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon dans l’Hexagone.
La région Provence-Alpes-Côte d’Azur apparaît particulièrement touchée par ce phénomène. En 2024, elle comptait à elle seule 20 féminicides, dont 11 dans le département du Var et 6 dans les Bouches-du-Rhône.







