Fini le gaspillage ? Les invendus alimentaires bientôt accessibles à ces personnes

Publié le 30 janvier 2026 par: Être Heureux #etrehrx

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Chaque jour, des tonnes d’aliments encore consommables finissent à la poubelle.

Face à ce paradoxe, le gouvernement prépare un ajustement discret mais concret : permettre aux salariés de la grande distribution et des commerces de bouche de récupérer une partie des invendus, sans nuire aux dons destinés aux associations.

Malgré la loi Garot de 2016, qui impose aux supermarchés de plus de 400 m² de donner leurs invendus alimentaires aux associations, une part importante de ces produits est encore jetée. Le gouvernement estime que près de 300.000 tonnes d’aliments finissent chaque année à la benne.

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Pour tenter d’endiguer ce gaspillage, le ministre des PME et du Commerce, Serge Papin, propose d’ouvrir une nouvelle voie : autoriser les commerces à redistribuer une partie des invendus directement à leurs salariés.

Les associations restent prioritaires

Le principe reste clair : les associations caritatives conservent la priorité sur les dons. Mais dans les faits, toutes ne peuvent pas toujours récupérer l’ensemble des produits disponibles.

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Selon le cabinet du ministre, entre 25 % et 65 % seulement des invendus sont aujourd’hui effectivement collectés par les associations, avec de fortes disparités selon les territoires. Les raisons sont multiples : volumes trop faibles pour justifier un déplacement, stocks déjà suffisants pour la journée, ou encore inadéquation entre les produits proposés et les besoins réels.

Les produits concernés sont souvent des denrées encore parfaitement consommables : légumes légèrement abîmés, yaourts proches de la date limite, biscuits dont la date de durabilité minimale (DDM) est dépassée.

Un frein administratif levé pour les employeurs

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Jusqu’à présent, donner ces produits aux salariés posait un problème juridique et social. Ces dons étaient considérés comme des avantages en nature, donc soumis à cotisations sociales, ce qui dissuadait les enseignes de mettre en place ce type de dispositif.

Un arrêté, attendu dans le trimestre, doit modifier cette situation et encadrer la pratique. Le gouvernement prévoit notamment un plafond annuel, de l’ordre de quelques centaines d’euros par salarié, afin de garantir une certaine équité.

Une organisation laissée à la discrétion des magasins

Les commerces resteront libres d’organiser ces redistributions comme ils l’entendent. L’objectif n’est pas d’imposer un nouveau circuit complexe, mais de permettre que des produits qui seraient autrement détruits puissent bénéficier à quelqu’un. Pour Serge Papin, le constat est simple : « Trop de produits encore consommables sont détruits à cause de règles inutilement complexes ». Cette mesure vise donc à simplifier, tout en maintenant la priorité des dons vers les associations.

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