Franco-algérien, je suis policier, certains me disent que j’ai « choisi le mauvais camp »

Publié le 29 janvier 2026 par: Être Heureux #etrehrx

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Entre uniforme et identité, certains parcours racontent une tension silencieuse que peu imaginent.

Policier, Franco-algérien, il incarne à lui seul une réalité complexe : servir la République tout en faisant face aux regards, aux jugements et aux phrases qui blessent. Son témoignage éclaire un malaise rarement évoqué.

Être policier, c’est avant tout un choix de vocation. Un choix guidé par l’idée de protéger, d’assurer l’ordre public et de servir l’intérêt général, sans distinction d’origine, de religion ou de culture. Pourtant, pour lui, cet engagement est régulièrement ramené à ses racines familiales.

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Certains lui disent qu’il aurait « choisi le mauvais camp ». Une phrase qui revient comme un écho, révélatrice d’un malaise profond et d’une vision binaire qui ne correspond ni à sa réalité ni à celle de la République qu’il sert.

Une double identité perçue comme une contradiction

Franco-algérien, il n’a jamais vu de contradiction entre son identité et son métier. Il se sent pleinement français, pleinement légitime dans son uniforme, et profondément attaché aux valeurs qui l’ont poussé à rejoindre la police.

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Mais pour une partie de son entourage ou de personnes qu’il croise dans l’exercice de ses fonctions, cette double appartenance semble incomprise, voire suspecte. Comme si son origine devait forcément déterminer son positionnement.

Le regard des autres, plus dur que le terrain

Sur le terrain, il affronte les mêmes dangers, les mêmes tensions que ses collègues. Pourtant, ce ne sont pas toujours les situations opérationnelles qui le marquent le plus. Ce sont les regards, les remarques, les insinuations qui le blessent davantage.

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Il raconte ces moments où, en intervention, des individus l’interpellent en évoquant ses origines plutôt que son statut d’agent de police. Une manière de le renvoyer à une identité qu’il n’a jamais opposée à sa mission.

Servir sans renier qui l’on est

Pour lui, il n’y a pas de camp à choisir. Il n’y a que le devoir professionnel et l’attachement aux principes républicains. Être policier ne signifie pas renier son histoire familiale, mais l’inscrire dans une trajectoire personnelle cohérente. Son parcours illustre la diversité réelle des forces de l’ordre, loin des clichés souvent véhiculés.

Ce témoignage met en lumière une réalité rarement exprimée publiquement : celle de policiers issus de l’immigration confrontés à une forme de suspicion permanente. Ils doivent prouver deux fois plus qu’ils sont à leur place, alors même qu’ils remplissent la même mission que leurs collègues.

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