Il chute, se cogne la tête et meurt quelques heures après : les 11 signes à surveiller chez l’enfant selon un médecin
Publié le 13 février 2026 par: Être Heureux
Un nourrisson retrouvé au sol dans un hôpital, un écolier qui ne se réveille plus après une chute : ces drames rappellent avec brutalité qu’un choc à la tête n’est jamais anodin.

Face à un traumatisme crânien chez l’enfant, la vigilance des adultes et la rapidité d’intervention peuvent s’avérer déterminantes. Le 15 juillet 2025, un bébé prématuré hospitalisé au CHU Jeanne-de-Flandre de Lille est décédé après avoir été retrouvé au sol, gravement blessé. Une chute survenue dans un service censé être sous surveillance constante a immédiatement suscité une onde de choc. Une hypothèse évoque l’intervention accidentelle d’un enfant de six ans en visite dans l’unité.
Quelques mois auparavant, en décembre 2024, au Royaume-Uni, un garçon de six ans, Muhammad Yaseen Uddin, est mort après s’être cogné la tête à l’école. Selon la presse britannique, l’établissement aurait prévenu les parents, mais ceux-ci estiment ne pas avoir été suffisamment alertés sur la gravité potentielle de la situation.
Dans les deux cas, la même question surgit : à partir de quand un choc à la tête devient-il une urgence absolue ?

Un traumatisme crânien n’est jamais banal
Le Dr Gérald Kierzek, médecin urgentiste, rappelle qu’un coup sur la tête constitue toujours un traumatisme crânien. Même en l’absence de blessure apparente, un choc peut entraîner des complications retardées.
Certaines situations imposent une prise en charge immédiate. Il faut contacter les secours (le 15) ou se rendre aux urgences en cas de choc violent (accident de la route, chute importante), de perte de connaissance, de convulsions, de paralysie d’un côté du corps, de confusion croissante, de troubles de la marche ou de la parole, de maux de tête intenses et persistants, ou encore d’écoulement de sang ou de liquide par le nez ou les oreilles. Ces signes peuvent révéler une atteinte cérébrale grave nécessitant une intervention rapide.
Les 11 signes à surveiller après une chute

Même si l’enfant semble aller bien dans l’immédiat, une surveillance attentive est indispensable dans les heures et les jours qui suivent. Les spécialistes recommandent d’être particulièrement attentif aux symptômes suivants :
– Nausées ou vomissements répétés (plus de deux épisodes)
– Maux de tête importants ou qui s’aggravent
– Perte d’équilibre ou étourdissements
– Désorientation, confusion ou comportement inhabituel
– Troubles de la vision ou de l’audition
– Difficultés de concentration ou de mémoire
– Anomalies neurologiques (paralysie d’un membre, du visage ou des yeux)
– Difficulté à se réveiller ou somnolence excessive
– Sensibilité accrue à la lumière ou au bruit
– Changements d’humeur, irritabilité ou pleurs inhabituels
– Troubles du sommeil et fatigue anormale
La survenue d’un seul de ces symptômes doit inciter à consulter sans délai.
Une responsabilité collective
Ces tragédies rappellent l’importance de la prévention et de la vigilance, tant dans les établissements scolaires que dans les structures hospitalières ou au domicile. Les chocs crâniens chez l’enfant sont fréquents, mais leurs conséquences peuvent être imprévisibles.
Face à un traumatisme crânien, mieux vaut consulter par précaution que minimiser les signes. La rapidité d’évaluation médicale peut faire toute la différence, notamment lorsque les symptômes apparaissent plusieurs heures après la chute.







