« J’ai provoqué la mort de patients » : fin de vie, le récit choc d’un médecin urgentiste

Publié le 15 septembre 2025 par: Être Heureux #etrehrx

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Dans un contexte où la fin de vie occupe une place centrale dans le débat public, le témoignage du Dr Didier Peillon résonne comme une voix d’expérience.

Réanimateur depuis plus de trois décennies dans la région lyonnaise, il dénonce une proposition de loi qu’il juge inadaptée aux réalités urgentes auxquelles il est confronté au quotidien. Didier Peillon, médecin urgentiste et ancien chef de service, a passé 35 ans à accompagner des patients dans des situations critiques. Dans son livre Ces malades que nous aidons à mourir, il décrit les dilemmes éthiques qui jalonnent sa carrière : sauver coûte que coûte ou accepter que prolonger l’existence puisse parfois signifier prolonger la souffrance. Ses pages, nourries de souvenirs marquants, témoignent de cette tension permanente entre devoir médical et respect de la dignité humaine.

Un plaidoyer pour une approche plus réaliste

Avec une voix calme mais déterminée, le Dr Peillon explique que la proposition de loi actuelle « ne changera pas 95 % des fins de vie ». Selon lui, elle ignore des situations d’urgence où le cadre légal laisse les soignants démunis. Il raconte s’être volontairement abstenu de certains actes afin de respecter la volonté implicite de patients en fin de vie, un choix qu’il qualifie de douloureux mais nécessaire.

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Respecter l’intime volonté des patients

« Trop de regrets et de remords », confie-t-il, en évoquant ces moments où, malgré des efforts héroïques, les médecins se demandent s’ils n’ont pas prolongé inutilement une existence. Pour lui, il ne s’agit pas de militer pour une généralisation du suicide assisté, mais de permettre aux soignants et aux familles de prendre des décisions plus humaines, en accord avec la volonté intime du patient.

Une voix posée dans un débat passionnel

Contrairement aux discours militants, le réanimateur s’exprime avec mesure et empathie, refusant de blesser ceux qui défendent un point de vue opposé. Il rappelle que derrière chaque cas se cachent des vies, des familles et des émotions complexes. Son expérience souligne la nécessité d’un débat approfondi et nuancé, loin des simplifications et des postures idéologiques.

Un livre qui interpelle au-delà du milieu médical

Ces malades que nous aidons à mourir ne se contente pas de livrer des anecdotes personnelles. L’auteur dresse également la liste des affaires d’euthanasie et de suicides assistés qui ont marqué l’opinion, mettant en perspective les réalités de terrain et les débats politiques. Son témoignage, à la fois pudique et lucide, invite à repenser la fin de vie non comme un affrontement d’opinions, mais comme un enjeu profondément humain où compassion et responsabilité doivent guider chaque choix.

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