« Je me suis jeté sur sa main et j’ai crié »: la victime de l’agression au couteau dans le RER témoigne
Publié le 5 janvier 2026 par: Être Heureux
Un trajet matinal ordinaire a viré à la scène de terreur. Dans une rame du RER A, un homme a été menacé au couteau par un passager avant l’intervention courageuse de voyageurs.

Le suspect a pris la fuite, laissant derrière lui un récit glaçant et une plainte déposée. Lundi 5 janvier, peu après 8 heures, Bernard* a été agressé dans une rame du RER A, alors que le train circulait vers Saint-Germain-en-Laye. Sans signe avant-coureur, un passager s’est approché de lui, s’est assis à proximité et a commencé à lui murmurer des paroles à voix très basse, plongeant la victime dans une inquiétude immédiate.
« Ne criez pas » : les mots qui font basculer la situation

Bernard raconte avoir ouvert les yeux lorsqu’il a senti quelqu’un s’installer près de lui. L’homme parlait à peine audible, obligeant la victime à se pencher pour tenter de comprendre. Après un premier échange confus, l’individu s’est rapproché et a glissé cette injonction glaçante : « Ne criez pas ». Une phrase qui a immédiatement fait monter la peur d’un cran.
La découverte d’un couteau à la lame impressionnante
La situation dégénère lorsque l’agresseur reproche à Bernard « un regard » qu’il n’aurait pas apprécié. En baissant les yeux, la victime aperçoit alors un couteau, dont la lame lui paraît mesurer près de 15 centimètres. « Ce n’était pas un petit couteau », insiste-t-il, décrivant un instant de panique absolue face à une arme clairement visible.
Un corps-à-corps dans la rame bondée

Réagissant instinctivement, Bernard se jette sur la main armée de son agresseur et se met à crier. Les deux hommes se retrouvent debout, engagés dans une lutte violente, sous les yeux médusés des autres passagers. L’assaillant est décrit comme un homme grand, svelte, vêtu de noir, avec un ruban sur la tête, un détail qui, en plein hiver, ne paraissait pas suspect.
Le courage décisif des voyageurs
À un moment, Bernard lâche prise, recule et chute au sol. Craignant d’être poignardé, il pense l’issue fatale. C’est alors que plusieurs passagers interviennent : une femme jette un sac sur la tête de l’agresseur, tandis qu’un autre homme engage le combat. Cette solidarité spontanée permet à Bernard de se relever et d’échapper au pire.
Une fuite rapide à l’arrivée en station

Sous la pression collective, l’agresseur semble perdre ses moyens. À l’arrêt du train, il parvient à s’échapper, toujours armé, avant que quiconque n’ose le poursuivre, par crainte d’un nouveau passage à l’acte. Bernard, lui, préfère éviter toute escalade qui pourrait mettre d’autres vies en danger.
Des blessures légères mais un choc profond
Dans la confusion, Bernard a subi une coupure superficielle au visage et quelques égratignures, sans gravité. Le saignement s’est rapidement arrêté, mais le traumatisme demeure. Il reconnaît aujourd’hui devoir son salut à l’intervention des autres voyageurs, sans lesquels l’issue aurait pu être dramatique.







