« Je n’ai pas demandé à naître » : il refuse de travailler et attaque ses parents en justice pour être né sans son consentement
Publié le 24 février 2026 par: Être Heureux
À 27 ans, un entrepreneur indien a choisi de défier l’évidence la plus universelle : le fait de naître.

En attaquant ses propres parents en justice pour l’avoir fait venir au monde sans son consentement, il propulse sur le devant de la scène un débat philosophique aussi dérangeant que fascinant.
À Bombay, Raphael Samuel a entrepris une démarche que beaucoup jugent inconcevable : poursuivre ses parents pour l’avoir mis au monde. Selon lui, l’absence de consentement à la naissance constitue en soi un tort. Loin d’un simple coup médiatique, il présente sa position comme l’aboutissement d’une réflexion engagée dès l’enfance.
Chef d’entreprise de 27 ans, il affirme ne nourrir ni rancœur ni conflit familial. Son action se veut philosophique et militante, davantage qu’animée par une rupture affective.
“Je n’ai jamais demandé à exister”
Sous le pseudonyme Nihilanand, qu’il utilise sur les réseaux sociaux, Raphael Samuel diffuse vidéos et messages dénonçant l’idée même de procréation. Il soutient que personne ne peut être redevable d’une existence qu’il n’a jamais sollicitée.
Dans ses interventions publiques, il explique que ses parents ont eu un enfant pour leur propre satisfaction, et non à la demande de celui-ci — ce qui, par définition, est impossible. À ses yeux, cela suffit à fonder une incohérence morale : imposer à un être humain l’école, le travail, les contraintes sociales, sans qu’il ait choisi d’entrer dans ce système.
L’antinatalisme comme socle idéologique

La position de Raphael Samuel s’inscrit dans le courant de l’antinatalisme, une philosophie selon laquelle la naissance expose inévitablement à la souffrance et contribue à la pression exercée sur la planète. Ce courant considère que s’abstenir de procréer serait un choix éthique face aux douleurs et aux déséquilibres du monde.
Dans ses publications, le militant développe une vision radicale : l’humanité serait trop nombreuse et trop destructrice pour la Terre. Il évoque les guerres, la dépression, le travail contraint ou encore les embouteillages comme autant de charges imposées à des individus n’ayant jamais consenti à les subir.
Une action plus symbolique que juridique
Malgré la portée médiatique de l’affaire, la procédure apparaît avant tout symbolique. Sa mère, Kavita Karnad Samuel, a d’ailleurs réagi avec ironie, assurant qu’elle défendrait vigoureusement sa position devant un tribunal. L’action soulève moins un enjeu judiciaire qu’un débat de principe sur le consentement à la vie.
Dans de nombreux pays, le droit encadre strictement ce type de revendication. En France, par exemple, la jurisprudence rappelle qu’« nul ne peut se prévaloir d’un préjudice du seul fait de sa naissance », ce qui rendrait irrecevable une telle plainte.
Une question philosophique plus large

Au-delà du cas individuel, l’initiative interroge la notion même de consentement. Peut-on appliquer ce principe, central dans les sociétés contemporaines, à un événement antérieur à toute conscience ? Le débat dépasse le cadre familial pour toucher à l’éthique, à la liberté individuelle et à la responsabilité parentale.
Raphael Samuel affirme aimer ses parents et vivre une existence satisfaisante. Son combat n’est donc pas dirigé contre eux en tant que personnes, mais contre le principe de la naissance imposée. Une posture qui bouscule les évidences culturelles et morales.
Entre provocation et réflexion
Si certains voient dans cette action une provocation destinée à attirer l’attention, d’autres y perçoivent une invitation à réfléchir sur la parentalité et le sens de la vie. En posant la question du consentement à l’existence, Raphael Samuel met en lumière les limites du droit face aux grandes interrogations métaphysiques.







