Jordan Bardella vote (encore) contre une aide massive à l’Ukraine
Publié le 12 février 2026 par: Être Heureux
Dans un contexte de guerre prolongée aux portes de l’Europe, le Parlement européen a franchi une nouvelle étape dans son soutien à Kiev.

Les eurodéputés ont adopté un prêt massif de 90 milliards d’euros destiné à répondre aux besoins financiers urgents de l’Ukraine, notamment pour renforcer sa défense face à l’agression russe.
Réunis en session plénière, les eurodéputés ont largement approuvé le dispositif : 458 voix se sont prononcées en faveur du prêt, contre 140 oppositions. Cette enveloppe de 90 milliards d’euros vise à permettre à l’Ukraine de faire face à ses besoins immédiats, tant sur le plan militaire que budgétaire, alors que le conflit entre dans sa quatrième année.
Le mécanisme repose sur des emprunts communs contractés au niveau européen. Les intérêts, estimés à environ 3 milliards d’euros par an, seront assumés par le budget de l’Union européenne. Quant au remboursement du capital, il est conditionné au versement de réparations de guerre par la Russie.

Le RN vote contre et assume ses réserves
Parmi les opposants au texte figurent principalement des élus issus du groupe d’extrême droite présidé par Jordan Bardella. Malgré des déclarations publiques affichant un soutien à l’Ukraine, les représentants du Rassemblement national ont rejeté le dispositif, invoquant des critiques sur son architecture financière.
Le parti dénonce le « montage » du prêt, sa durée prévue pour 2026-2027 et les conséquences budgétaires pour les États membres, notamment pour la France. Cette position tranche avec la majorité des groupes politiques qui ont défendu la nécessité d’un soutien financier fort et structuré.
Des accusations politiques virulentes

Le vote a immédiatement déclenché des réactions à gauche et au centre. Certains élus ont accusé le RN d’adopter une ligne favorable aux intérêts du Kremlin, estimant que son opposition au prêt affaiblit la solidarité européenne envers l’Ukraine. D’autres ont formulé des critiques plus directes, assimilant le rejet du texte à une posture pro-russe.
Ces échanges illustrent la polarisation croissante du débat européen sur la guerre en Ukraine. La question du financement commun, déjà sensible lors des précédents plans d’aide, ravive les lignes de fracture idéologiques au sein de l’hémicycle.
Pour les défenseurs du texte, ce prêt constitue un signal politique fort. Il témoigne de la volonté de l’Union européenne de maintenir son engagement aux côtés de l’Ukraine sur la durée, au-delà de l’urgence immédiate. L’argument central avancé par les partisans du dispositif repose sur la stabilité du continent et la défense du droit international.







