La cataracte : ce que votre médecin ne vous dira pas toujours
Publié le 3 février 2026 par: Être Heureux
Souvent présentée comme un simple effet du temps qui passe, la cataracte dissimule en réalité des mécanismes plus complexes.

Entre facteurs médicamenteux, stress oxydatif et carences nutritionnelles, la science éclaire de nouvelles pistes de prévention. Au-delà de la chirurgie, certaines stratégies naturelles suscitent aujourd’hui un intérêt croissant.
La Cataracte correspond à une opacification progressive du cristallin, altérant la vision de près comme de loin. Si l’âge demeure un facteur majeur, il n’explique pas à lui seul l’apparition de cette pathologie oculaire. Des recherches récentes soulignent l’influence du stress oxydatif, de l’exposition aux UV et de certains traitements médicamenteux dans ce processus.
Plus surprenant encore, plusieurs dizaines de médicaments sur ordonnance sont associés à une augmentation du risque de cataracte, un point rarement abordé avec les patients.
Le rôle méconnu de certains médicaments
Parmi les traitements régulièrement cités figurent les corticostéroïdes, certains antidépresseurs, des médicaments cardiovasculaires, ainsi que des traitements contre le cancer ou la goutte. Ces molécules peuvent perturber l’équilibre antioxydant naturel de l’œil, notamment en diminuant les niveaux de glutathion, un protecteur essentiel du cristallin.
Cette observation n’invalide pas l’intérêt de ces traitements, mais elle souligne la nécessité d’un suivi médical attentif lorsque ces médicaments sont prescrits sur le long terme.
La chirurgie, efficace mais pas anodine

L’intervention chirurgicale reste aujourd’hui la référence thérapeutique. Elle consiste à retirer le cristallin opacifié pour le remplacer par une lentille artificielle, avec un taux de succès très élevé. Toutefois, comme toute chirurgie, elle comporte des risques et ne constitue pas une démarche préventive.
C’est dans cette optique que certaines équipes de recherche s’intéressent à des approches visant à ralentir l’évolution de l’opacification plutôt qu’à intervenir une fois la cataracte installée.
Les antioxydants, première ligne de défense du cristallin
La vitamine C est fréquemment étudiée pour son rôle protecteur contre l’oxydation cellulaire. Elle contribue à protéger le cristallin des dommages liés aux UV et au stress oxydatif. Une alimentation riche en fruits et légumes colorés constitue déjà une source naturelle importante de cet antioxydant.
Plutôt que de raisonner uniquement en termes de supplémentation, les spécialistes insistent sur l’importance d’un apport alimentaire régulier et varié.
Taurine, glutathion et équilibre oculaire
La taurine, un acide aminé présent naturellement dans l’organisme, fait également l’objet d’études pour son rôle potentiel dans la protection des tissus oculaires. Son action serait liée au maintien des niveaux de glutathion, molécule clé dans la défense contre l’oxydation. Ces mécanismes intéressent les chercheurs, même si les preuves cliniques chez l’humain restent encore limitées.
Vitamine D, un facteur souvent négligé

La vitamine D3 est surtout connue pour son rôle osseux et immunitaire, mais des travaux suggèrent un lien entre carence en vitamine D et certaines formes de cataracte. Maintenir un taux adéquat par l’exposition solaire modérée et l’alimentation apparaît comme une mesure de bon sens, sous contrôle médical.
NAC, myrtille et vitamine E : des pistes étudiées
Le N-Acétyl Cystéine (NAC), précurseur du glutathion, ainsi que l’extrait de myrtille et la vitamine E, sont également explorés pour leurs propriétés antioxydantes. Certaines études préliminaires évoquent un ralentissement de la progression de l’opacification du cristallin. Ces résultats restent à confirmer par des essais cliniques de grande ampleur, mais ils ouvrent des perspectives intéressantes.
L’importance du mode de vie dans la prévention
Au-delà des compléments, les facteurs de mode de vie jouent un rôle central. L’arrêt du tabac, la protection des yeux contre les UV avec des lunettes adaptées, et une alimentation riche en antioxydants réduisent significativement les facteurs de risque connus. Ces mesures simples constituent la base d’une prévention efficace, validée par la communauté médicale.
Il est essentiel d’aborder ces questions avec un professionnel de santé. Certains médicaments indispensables ne peuvent être arrêtés, mais un suivi ophtalmologique régulier permet d’anticiper toute évolution. La prévention ne doit jamais se substituer à un avis médical personnalisé.







