La professeure d’Evaëlle condamnée à un an de prison avec sursis
Publié le 13 avril 2026 par: Être Heureux
Plusieurs années après le drame ayant coûté la vie à une collégienne, la justice vient de rendre une décision importante.

La cour d’appel de Versailles a reconnu des faits de harcèlement scolaire imputés à une enseignante, marquant une étape judiciaire majeure dans cette affaire particulièrement sensible.
La cour d’appel de Versailles a condamné une enseignante à un an de prison avec sursis pour des faits de harcèlement moral envers une élève, revenant ainsi sur la décision de relaxe prononcée en première instance. Cette décision s’accompagne d’une interdiction définitive d’exercer au sein de l’Éducation nationale.

Les magistrats ont estimé que les éléments constitutifs du harcèlement étaient réunis, concernant non seulement la collégienne, mais également un autre élève.
Une décision saluée par la famille
À l’issue du délibéré, les parents de Evaëlle ont accueilli cette décision avec émotion. Ils ont souligné que ce jugement reconnaissait enfin les faits de harcèlement subis par leur fille, plusieurs années après le drame.
Cette reconnaissance judiciaire intervient après une première décision qui n’avait pas retenu les accusations, provoquant une forte incompréhension chez les proches de la victime.
Des faits survenus au collège

Les événements remontent à la scolarité de la jeune élève au collège Isabelle-Autissier, situé à Herblay. Selon les éléments examinés lors de l’enquête, l’adolescente aurait été confrontée à des comportements répétés de mise à l’écart et de remarques dévalorisantes, en plus de difficultés relationnelles avec certains camarades.
Plusieurs témoignages d’élèves ont évoqué des interventions fréquentes et parfois virulentes de l’enseignante à son encontre, contribuant à un climat jugé défavorable pour l’élève.
Une défense contestée par les éléments du dossier

Lors de l’audience, l’enseignante a contesté toute intention de cibler un élève en particulier. Elle a reconnu avoir pu adopter un ton ferme à l’égard de certains élèves, sans pour autant admettre un comportement de harcèlement.
Toutefois, la cour a considéré que les faits rapportés, pris dans leur ensemble, caractérisaient une pression répétée et ciblée, suffisante pour constituer une infraction.
Âgée de 11 ans, Evaëlle s’est donné la mort en juin 2019 à son domicile. Décrite comme une enfant précoce et atypique, elle rencontrait des difficultés d’intégration, selon les éléments recueillis au cours de l’enquête.







