Le témoignage poignant d’une famille qui se bat pour la dignité de leur mère de 102 ans dans un Ehpad à Chailles
Publié le 24 avril 2026 par: Être Heureux
Le décès d’une résidente centenaire dans un Ehpad de Chailles suscite de vives interrogations au sein de sa famille.

Ses proches dénoncent un manque de communication et des décisions prises sans concertation concernant la fin de vie. Entre incompréhension et démarches engagées, ils souhaitent alerter pour éviter que de telles situations ne se reproduisent.
Une femme âgée de 102 ans est décédée le mardi 21 avril dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes situé à Chailles. Ses filles affirment ne pas avoir été informées de l’arrêt de son alimentation et de son hydratation, une décision qu’elles disent avoir découverte sans explication préalable. Présente depuis plusieurs années dans cet établissement privé choisi pour sa proximité et sa réputation, la résidente voyait son état de santé se dégrader progressivement, marquée notamment par une perte de poids importante et une perte d’autonomie.
Des constats alarmants selon la famille

Les proches décrivent une situation préoccupante dans les jours précédant le décès. Selon elles, leur mère ne recevait plus de nourriture ni de liquide en leur absence, alors même qu’elles parvenaient à lui donner de petites quantités lors de leurs visites, sous forme d’eau gélifiée, de yaourt ou de soupe. Le personnel aurait évoqué un risque de fausse route pour justifier cette décision, une explication jugée insuffisante par la famille.
Un manque d’explications sur la prise en charge
Au-delà de ces constats, les filles dénoncent l’absence de concertation avec le médecin référent et le manque d’informations sur un éventuel protocole de soins palliatifs. Elles évoquent également la découverte d’un dispositif antidouleur, sans en avoir été informées au préalable. Une fiche de suivi alimentaire et hydrique leur avait été promise afin de mieux comprendre la prise en charge quotidienne, mais elles indiquent ne jamais l’avoir trouvée.
Des démarches engagées pour obtenir des réponses

Face à ces interrogations, la famille a entrepris plusieurs démarches. Des avis médicaux extérieurs ont été sollicités et des signalements ont été adressés aux autorités compétentes, notamment à un service national dédié à la prévention des situations de maltraitance, à l’agence régionale de santé ainsi qu’au conseil départemental. L’objectif affiché est d’obtenir des éclaircissements sur les conditions d’accompagnement de leur mère en fin de vie.
La position de l’établissement
De son côté, la direction de l’établissement n’a pas souhaité commenter en détail la situation, invoquant le secret médical. Elle indique toutefois que la résidente bénéficiait d’un accompagnement assuré par des professionnels qualifiés, en lien avec une équipe spécialisée en soins palliatifs et le médecin coordonnateur. La direction affirme également que la personne de confiance avait été contactée et que le dialogue avec la famille restait une priorité.
Une communication jugée insuffisante
Malgré ces éléments, les proches estiment que les échanges avec l’établissement n’ont pas été à la hauteur des enjeux, évoquant des manquements dans la communication durant les derniers jours. La veille du décès, le caractère imminent de la fin de vie leur avait été signalé, alors que la résidente était sous perfusion.







