Mort d’une influenceuse après un lifting fessier : la chirurgienne interpellée n’avait pas de diplôme de médecin
Publié le 20 janvier 2026 par: Être Heureux
Une intervention présentée comme banale, un discours rassurant, et pourtant une issue dramatique.

Le décès d’une influenceuse russe après une opération esthétique à Moscou révèle une chaîne de négligences graves et relance les inquiétudes autour des cliniques privées et des pratiques médicales illégales, dans un secteur où l’apparence et la rentabilité priment parfois sur la sécurité.
Le 4 janvier 2026, une intervention de chirurgie esthétique a coûté la vie à Yulia Burtseva, âgée de 36 ans, dans une clinique privée de Moscou. Suivie par plus de 70 000 abonnés sur les réseaux sociaux, la jeune femme avait choisi de subir un lifting des fesses, une opération aujourd’hui très répandue. Peu après l’administration de l’anesthésiant, elle a présenté une violente réaction allergique, provoquant un choc anaphylactique. Malgré son transfert en urgence à l’hôpital, elle n’a pas survécu.
Une « chirurgienne » sans diplôme au cœur de l’affaire

Les premières conclusions de l’enquête ont rapidement mis en lumière une situation sidérante. La femme ayant pratiqué l’intervention n’était en réalité pas titulaire d’un diplôme de médecine. Les autorités russes ont confirmé qu’elle exerçait illégalement des actes médicaux, un fait qu’elle aurait elle-même reconnu lors de son audition. Elle a été arrêtée puis placée sous surveillance à domicile, en attendant la suite de la procédure judiciaire.
Des produits anesthésiants achetés sur Internet
L’enquête révèle également des pratiques extrêmement dangereuses. La fausse chirurgienne aurait acheté les produits anesthésiants sur les réseaux sociaux, sans garantie de traçabilité ni de conformité médicale. Le matériel était stocké à son domicile personnel avant d’être transporté le jour de l’intervention. Plus alarmant encore, aucun test d’allergie n’aurait été réalisé sur la patiente avant l’opération, une étape pourtant fondamentale dans tout acte chirurgical.
Une clinique privée pointée du doigt

La clinique où s’est déroulée l’intervention se retrouve aujourd’hui sous le feu des critiques. Selon les éléments connus, le 4 janvier correspondait au premier jour de travail de la praticienne au sein de l’établissement. Malgré cela, l’opération a été présentée comme « sans risque » à la patiente, pour un coût inférieur à 5 000 euros. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer le degré de responsabilité de la structure, notamment dans la vérification des qualifications du personnel médical.
Une influenceuse entre Italie et Russie
Installée une partie de l’année à Naples, en Italie, Yulia Burtseva partageait largement sa vie familiale sur les réseaux sociaux, entre son mari et sa fille. C’est lors d’un séjour en Russie qu’elle avait décidé de recourir à cette intervention esthétique, séduite par un tarif attractif et des promesses de sécurité. Un choix qui s’est révélé fatal et qui illustre les dérives possibles du tourisme médical lorsqu’il échappe à tout contrôle strict.







