Nicolas Sarkozy : « On peut dire singe ? Parce qu’on ne peut plus dire neg… », ce dérapage qui n’a pas échappé à la gauche
Publié le 12 janvier 2026 par: Être Heureux
Une phrase, quelques mots mal maîtrisés, et la polémique s’embrase. Invité sur un plateau de télévision pour promouvoir son dernier ouvrage, Nicolas Sarkozy s’est retrouvé au cœur d’une tempête politique et médiatique.

Une séquence jugée confuse, mais surtout choquante, qui relance le débat sur le langage, les symboles et les responsabilités de la parole publique. Invité de Quotidien, animée par Yann Barthès sur TMC, Nicolas Sarkozy était venu assurer la promotion de son livre Le Temps des tempêtes, paru aux Éditions de l’Observatoire. Mais l’échange a rapidement dérapé. En voulant dénoncer ce qu’il appelle les “élites”, l’ancien chef de l’État s’est lancé dans une tirade confuse, mêlant références animales et vocabulaire aujourd’hui unanimement considéré comme offensant.
Des propos jugés maladroits et choquants
Sur le plateau, Nicolas Sarkozy critique “ces élites qui se pincent le nez”, avant d’ajouter : “qui sont comme les singes qui n’écoutent personne”, s’interrogeant aussitôt sur le droit même d’utiliser ce mot. Dans la foulée, il évoque la disparition du titre Dix petits nègres d’Agatha Christie, rebaptisé Ils étaient dix. La juxtaposition de ces termes, dans un même raisonnement, a immédiatement provoqué un malaise, tant sur le plateau que chez les téléspectateurs.
Une référence culturelle devenue explosive

L’ancien président entendait dénoncer ce qu’il perçoit comme une dérive du politiquement correct et une normalisation excessive du langage. Sur un ton ironique, il lance même : “Elle progresse la société !”. Mais pour beaucoup, l’intention critique s’est noyée dans une formulation hasardeuse, donnant lieu à une association jugée déplacée, voire raciste, entre des mots lourdement chargés d’histoire.
La gauche monte au créneau
Les réactions politiques n’ont pas tardé. Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, dénonce un “racisme sans masque”, estimant que Nicolas Sarkozy associe spontanément des termes profondément stigmatisants. De son côté, Ségolène Royal fait le lien avec le discours de Dakar de 2007, rappelant que l’ancien président avait alors affirmé que “l’homme africain n’était pas suffisamment entré dans l’histoire”.
Une indignation relayée massivement en ligne

Sur les réseaux sociaux, la séquence est disséquée, commentée, critiquée. Adrien Quatennens souligne la “rapidité” avec laquelle les mots se sont enchaînés dans l’esprit de l’ex-président. Éric Coquerel abonde dans le même sens, tandis que Audrey Pulvar parle d’un “racisme décomplexé”, reprochant l’absence de contradiction immédiate sur le plateau.
Les soutiens de Nicolas Sarkozy tentent d’éteindre l’incendie
Face à la tempête médiatique, les proches de Nicolas Sarkozy ont rapidement pris sa défense. Rachida Dati est montée au créneau sur BFMTV et RMC, affirmant que l’ancien président n’avait “pas une once de racisme”. Elle a rappelé son engagement passé en faveur de la diversité et son admiration affichée pour Barack Obama bien avant son accession à la Maison-Blanche.







