Paris sous les eaux, une crue spectaculaire, « plus question d’emprunter les trains », des députés obligés de se déplacer « en bateau »
Publié le 16 janvier 2026 par: Être Heureux
Après la neige et le passage de la tempête Goretti, la vigilance reste de mise. Ce jeudi 15 janvier 2026, le risque d’inondations inquiète à nouveau une partie du territoire.

Deux départements ont été placés en vigilance orange crues par Météo-France, sur fond de perturbation atlantique persistante et de sols déjà saturés par les pluies récentes. Ce jeudi, Météo-France a décidé de placer le Finistère et les Côtes-d’Armor en vigilance orange pour risque de crues. Une décision motivée par l’arrivée d’une nouvelle dépression atlantique, observée dans la nuit du 14 au 15 janvier, qui a touché en premier lieu l’ouest du pays. Les autorités redoutent un enchaînement de précipitations sur des sols déjà fragilisés par des épisodes pluvieux répétés ces derniers jours.
Un épisode pluvieux notable dans l’ouest breton
Selon les informations relayées par CNews, les deux départements concernés doivent faire face à un épisode pluvieux qualifié de notable. Dès la matinée, un pic d’intensité était attendu, accompagné de cumuls jugés significatifs. Dans le Finistère, entre 40 et 60 mm de pluie pourraient tomber en peu de temps, un volume suffisant pour provoquer des réactions rapides des cours d’eau.
Des rivières susceptibles de déborder rapidement

Les services de Météo-France alertent sur un risque de débordement de plusieurs cours d’eau, en fin de journée ou dans la soirée de jeudi à vendredi. Le bassin de Morlaix est particulièrement surveillé, avec une montée des eaux annoncée comme rapide, et un pic de crue attendu entre cinq et huit heures après les pluies les plus intenses. La vigilance s’étend également au Léguer, au Guindy et au Jaudy, des rivières connues pour leur capacité à réagir brutalement aux fortes précipitations.
Une accalmie annoncée, mais la prudence reste de mise
Si la situation suscite de l’inquiétude, une amélioration progressive est toutefois envisagée. Les prévisions évoquent une accalmie dès vendredi et pour les jours suivants. Néanmoins, les autorités appellent à la prudence, rappelant que les sols saturés peuvent prolonger les effets des pluies, même après la fin de l’épisode perturbé.
Paris se prépare face au risque de crue majeure
Cette actualité résonne avec les exercices de prévention menés récemment en région parisienne. À l’automne dernier, du 13 au 17 octobre 2025, la préfecture de police de Paris a coordonné un vaste exercice baptisé Hydros 2025, comme l’a rappelé INA. L’objectif était clair : renforcer la préparation collective face à un scénario de crue majeure de la Seine, de la Marne et de leurs affluents.
Un risque naturel majeur en Île-de-France

Selon l’INA, le risque d’inondation demeure le premier risque naturel majeur en France. En Île-de-France, plus de 600 000 habitants vivent en zone inondable, tandis que près d’un million résident dans des zones considérées comme fragiles. Les autorités ont ainsi testé les dispositifs d’évacuation, la continuité des services publics et la coordination gouvernementale, conscientes de la vulnérabilité persistante de la capitale et de sa région.
Le souvenir toujours vif de la crue de 1910
Difficile d’évoquer les inondations sans rappeler la crue historique de 1910, restée gravée dans la mémoire collective. Le 28 janvier de cette année-là, la Seine atteignait 8,62 mètres à l’échelle d’Austerlitz, submergeant une large partie de Paris. Les images d’archives montrent des rues transformées en canaux, des ponts presque engloutis et des habitants contraints de se déplacer en barque.
1955, un autre épisode marquant
Moins extrême mais tout aussi marquante, la crue de janvier 1955 avait également plongé les Parisiens dans l’angoisse. Lorsque la Seine dépassa les 4,50 mètres, certaines infrastructures furent paralysées. Les Actualités françaises de l’époque décrivaient des gares inondées, des trains à l’arrêt et des déplacements rendus impossibles, notamment autour de Saint-Lazare et des Invalides.
Les images conservées par l’INA témoignent de l’ampleur de ces événements, qui avaient touché une douzaine d’arrondissements parisiens et causé d’importants dégâts matériels. À Bercy comme dans d’autres quartiers, l’eau avait envahi caves, rues et bâtiments pendant plusieurs mois, la décrue s’étant révélée particulièrement lente.







