Prof accusée d’inciter une élève à « se jeter d’un pont » : « Qu’elle ne se retrouve plus jamais face à des élèves », réclame son père
Publié le 26 janvier 2026 par: Être Heureux
Une phrase prononcée en classe a déclenché une onde de choc dans un collège des Bouches-du-Rhône.

Le père d’une élève de 14 ans a porté plainte après que sa fille lui a rapporté des propos qu’il considère comme une incitation au suicide, tenus par son enseignante de mathématiques.
Le 16 janvier, au collège Louis Pasteur d’Istres, une élève de troisième peine à comprendre un exercice. Selon le témoignage de son père, l’enseignante lui aurait lancé : « De toute façon, tu ne comprends rien, tu ferais mieux de te jeter d’un pont ». Une phrase qui, pour l’adolescente, a provoqué un choc immédiat.
Une confidence dès la sortie des cours

En récupérant sa fille à la fin de la journée, Stéphane explique qu’elle lui a immédiatement raconté ce qui s’était passé. Il décrit une jeune fille bouleversée mais soulagée de pouvoir se confier, consciente de la gravité des mots entendus. Pour lui, de tels propos peuvent avoir des conséquences psychologiques lourdes sur un enfant de cet âge.
Des excuses reconnues par l’enseignante
Le père indique avoir écrit un courriel à l’enseignante pour demander des explications. Celle-ci aurait reconnu ses paroles et présenté ses excuses. Malgré cela, Stéphane a décidé de déposer plainte. Son objectif, dit-il, est que cette personne ne se retrouve plus jamais face à des élèves, estimant que la situation dépasse le simple cadre d’un dérapage verbal.
La direction du collège jugée réactive

Selon le père, l’établissement a pris la situation au sérieux et a accompagné sa fille après l’incident. Il souligne que l’équipe éducative a été attentive, tout en maintenant sa démarche judiciaire qu’il considère nécessaire au regard de la gravité des faits.
La réaction des parents d’élèves
Christophe Merlino, président de la FCPE des Bouches-du-Rhône, estime que ce type de propos relève clairement d’une incitation au suicide. Il rappelle que la santé mentale des élèves concerne l’ensemble de la communauté éducative, enseignants compris, et appelle à des mesures fermes.
Un contexte déjà marqué par des drames récents
Cette affaire intervient dans un climat sensible, alors que la question du mal-être des adolescents est au cœur des préoccupations. Le 13 janvier, une lycéenne de 17 ans s’est donné la mort en Seine-et-Marne après avoir subi du harcèlement. Un drame qui renforce l’attention portée à chaque signal pouvant fragiliser des élèves déjà vulnérables.







