Quand février ne compte que 28 jours, certains touchent un salaire moins élevé: êtes-vous concerné?
Publié le 25 février 2026 par: Être Heureux
Février touche à sa fin, et avec lui une question revient chaque année : travailler moins de jours signifie-t-il être moins payé ?

Avec ses 28 jours, ce mois plus court suscite des interrogations légitimes. Pourtant, pour la majorité des salariés, la réponse est plus rassurante qu’il n’y paraît.
Contrairement à une idée reçue, votre salaire ne diminue pas en février simplement parce que le mois compte moins de jours. Le principe de mensualisation protège les salariés concernés par un contrat à temps plein ou partiel avec rémunération fixe.
L’article L3242-1 du Code du travail prévoit que la rémunération est « mensuelle et indépendante (…) du nombre de jours travaillés dans le mois ». Autrement dit, la répartition inégale des jours sur l’année est neutralisée par un lissage sur douze mois.
Comment est calculée la rémunération mensuelle ?
Dans le cas classique d’un salarié travaillant 35 heures par semaine, le calcul repose sur une moyenne annuelle. Le volume horaire est établi ainsi : 35 heures multipliées par 52 semaines, puis divisées par 12 mois, soit environ 151,6 heures par mois.

Le salaire brut mensuel correspond donc à un nombre d’heures fixe, indépendamment du calendrier. Que février compte 28 ou 29 jours, la base reste identique, ce qui garantit la stabilité de la rémunération.
Des variations possibles sur le net
Si le salaire brut reste stable, le salaire net peut, en revanche, connaître de légères variations. Certains avantages, comme les tickets-restaurant, sont attribués en fonction du nombre de jours réellement travaillés.
Un mois plus court peut donc entraîner un nombre inférieur de titres-restaurants, ce qui influence le montant perçu. La différence reste généralement marginale, mais elle peut apparaître sur la fiche de paie.
Des exceptions à la règle

Tous les travailleurs ne bénéficient toutefois pas de la mensualisation. Les salariés à domicile, saisonniers, intermittents ou temporaires peuvent être rémunérés en fonction des jours ou des heures réellement effectués.
De même, les personnes payées à l’heure ou à la journée – comme certains pigistes – peuvent constater un revenu inférieur en février. Pour ces profils, le nombre réduit de jours travaillés a un impact direct sur la rémunération.
Et pour les indépendants ?
Les travailleurs indépendants ou freelances facturent leur activité selon le temps ou les missions réalisées. Un mois plus court peut mécaniquement signifier moins de jours facturables.
Février peut donc se traduire par un chiffre d’affaires légèrement inférieur, sauf si l’activité est organisée différemment ou que les prestations sont forfaitisées. Le système de mensualisation vise précisément à éviter que la rémunération fluctue au gré du calendrier. Il permet d’offrir aux salariés une visibilité et une sécurité financière tout au long de l’année.







