Samy, 3 ans, est mort sous les coups, mère et beau-père se renvoient la responsabilité du drame
Publié le 18 février 2026 par: Être Heureux
Un drame indicible s’est noué à l’automne 2023 dans un appartement discret de la périphérie toulousaine.

Un enfant de trois ans a perdu la vie dans des circonstances troublantes, laissant derrière lui une famille brisée, des versions contradictoires et une enquête judiciaire désormais au cœur de toutes les interrogations.
Le 15 novembre 2023, en fin de journée, les secours sont appelés en urgence dans un logement de Saubens, au sud-est de Toulouse. À leur arrivée, un garçonnet de trois ans est retrouvé inanimé dans la salle de bains. Malgré une prise en charge rapide et des tentatives de réanimation, l’enfant ne survivra pas. Très vite, le caractère suspect des circonstances impose l’ouverture d’une enquête approfondie.
Dans cet appartement vivait sa mère, âgée de 25 ans. Ce qui devait être un lieu de protection devient alors le théâtre d’un drame insondable. Les premières constatations laissent apparaître des éléments troublants. L’affaire, dès ses débuts, s’inscrit dans un climat de tension et d’incompréhension.
Des constatations médico-légales accablantes

Les examens pratiqués par les médecins légistes révèlent rapidement des lésions multiples. Les experts évoquent tour à tour une strangulation, une noyade, puis un traumatisme thoracique sévère. L’hypothèse d’une noyade est finalement écartée à l’issue des analyses anatomopathologiques.
Plus inquiétant encore, une fracture à l’arrière du crâne est identifiée. Selon les spécialistes, cette lésion ne serait pas récente : elle remonterait à plusieurs jours avant le décès. Cette donnée ouvre la porte à une question cruciale : l’enfant avait-il déjà subi des violences antérieures ? L’enquête bascule alors dans une dimension plus sombre, celle d’éventuels sévices répétés.
Une famille en quête de vérité
Les grands-parents maternels du petit garçon se sont constitués parties civiles. Ils réclament des explications claires et refusent que les circonstances de la mort de leur petit-fils demeurent floues. Leur avocate souligne leur volonté de comprendre ce qui s’est réellement passé, sans préjuger du ou des responsables.
Pour eux, l’enjeu dépasse la seule procédure pénale : il s’agit de restaurer une vérité et d’obtenir justice. Dans ce dossier où les hypothèses s’entremêlent, la souffrance familiale se double d’une attente judiciaire intense.
Des versions irréconciliables

Au cœur de l’instruction, deux récits s’opposent. La mère de l’enfant met en cause son compagnon, présent au moment des faits. Elle l’accuse implicitement d’avoir exercé des violences sur le petit garçon. De son côté, l’homme conteste fermement toute implication et affirme n’avoir jamais été témoin de brutalités envers l’enfant lorsqu’il se trouvait à ses côtés.
Cette confrontation de versions complique le travail des enquêteurs. Chacun campe sur ses positions, laissant la justice face à des déclarations contradictoires qu’il convient de démêler à la lumière des expertises scientifiques et des reconstitutions.
Retour sur les lieux du drame
Vendredi, la magistrate en charge du dossier s’est rendue sur place avec les différentes parties afin de confronter les déclarations à la réalité matérielle des lieux. Cette étape clé de l’instruction vise à vérifier la cohérence des témoignages avec la configuration précise de l’appartement. Les dimensions de la salle de bains, la disposition des équipements et les traces relevées deviennent des éléments essentiels pour éclairer la chronologie des faits.
Chaque détail compte : la hauteur d’un mur, la position d’un objet, la nature d’un impact. Dans une affaire où les explications divergent, l’analyse minutieuse de la scène peut permettre de trancher entre hypothèses et responsabilités.
Une enquête aux multiples zones d’ombre
Plus d’un an après les faits, l’affaire demeure entourée d’interrogations. Les expertises médicales ont confirmé la présence de violences, mais déterminer avec certitude leur auteur reste le défi central de l’instruction. Les investigations se poursuivent pour établir la succession exacte des événements et identifier les gestes qui ont conduit à la mort du jeune enfant.







