Sébastien Maillard, brûlé à 92%, s’adresse aux survivants de Crans-Montana: «Il y a quelque chose après ce long combat»
Publié le 5 janvier 2026 par: Être Heureux
Face au drame de Crans-Montana, certains témoignages dépassent l’actualité brute pour toucher à l’essentiel : la survie, la reconstruction, l’après.

Sébastien Maillard, brûlé à 92 % lors d’un accident il y a vingt-cinq ans, prend aujourd’hui la parole pour adresser un message de force et d’espoir aux victimes et à leurs proches. À seulement 23 ans, Sébastien Maillard voit sa vie basculer brutalement. Victime d’un grave accident de travail, il est brûlé au troisième degré sur 92 % de son corps. Un choc physique et psychologique absolu, qui le plonge dans un combat de longue haleine entre survie, douleurs extrêmes et incertitude médicale. À l’époque, les médecins évoquent un pronostic vital engagé et un avenir radicalement transformé.
Vingt-cinq ans plus tard, la parole d’un survivant
Aujourd’hui, un quart de siècle après ce drame, Sébastien Maillard a reconstruit sa vie. Sa voix est posée, son regard calme, mais l’émotion affleure dès qu’il évoque l’incendie meurtrier de Crans-Montana. Touché par le sort des victimes et de leurs familles, il a souhaité s’exprimer publiquement pour partager son expérience, convaincu que son parcours peut offrir un repère à ceux qui traversent l’épreuve.
Parler aux victimes et à leurs familles
Lors de cette prise de parole, Sébastien ne s’adresse pas seulement aux blessés, mais aussi à leurs proches. Il sait combien l’attente, l’angoisse et l’impuissance peuvent être destructrices. Son message est clair : le chemin sera long, douloureux, parfois décourageant, mais il existe une vie après les brûlures, après les hôpitaux, après les cicatrices visibles et invisibles.
« Il y a quelque chose après ce long combat »

Cette phrase, Sébastien la répète avec conviction. Elle résume toute sa philosophie de reconstruction. Il ne nie ni la souffrance, ni les séquelles, ni les moments de découragement. Mais il insiste sur la capacité du corps et de l’esprit à s’adapter, à accepter, puis à avancer autrement. Pour lui, la résilience n’est pas un mot creux, mais un processus lent, parfois chaotique, toujours personnel.
Une présence qui apaise autant que les mots
Ceux qui l’écoutent parlent d’une douceur rare. Son calme, son sourire mesuré et son absence de pathos marquent les esprits. Même épuisés par la couverture médiatique du drame, les interlocuteurs restent suspendus à son récit. Sébastien ne cherche pas à impressionner : il transmet, simplement, ce qu’il a appris dans la douleur et le temps.
Sensibiliser au-delà du drame

Au-delà de l’incendie de Crans-Montana, Sébastien Maillard souhaite également sensibiliser le grand public à la réalité des grands brûlés. Derrière les chiffres et les bilans, il y a des corps marqués à vie, des reconstructions interminables, mais aussi des victoires silencieuses. Son témoignage rappelle que la survie ne s’arrête pas à la sortie de l’hôpital.







