Une sexagénaire écrouée pour l’assassinat de son amie de 79 ans chez qui elle vivait à Quimper
Publié le 27 février 2026 par: Être Heureux
Un drame intime s’est noué dans la discrétion d’un quartier résidentiel de Quimper.

Une amitié de plus de trente ans s’est brutalement achevée par un coup de feu. À 64 ans, une femme a été mise en examen pour assassinat après avoir reconnu avoir tué celle qui l’hébergeait.
Mardi, peu avant 14 heures, les policiers sont alertés par un appel glaçant : une femme affirme avoir « tiré sur une dame ». À leur arrivée dans cette commune du Finistère, les forces de l’ordre découvrent le corps sans vie d’une femme de 79 ans à l’intérieur de son domicile. La victime présente une plaie au niveau du cou, provoquée par un tir d’arme à feu.
La suspecte, âgée de 64 ans, se désigne immédiatement comme l’auteure du coup de feu. Selon le parquet, elle se rend sans opposer de résistance, reconnaissant les faits dès l’intervention des policiers.

Une amitié de longue date devenue conflictuelle
Les deux femmes se connaissaient depuis plus de trois décennies. La victime avait proposé à son amie de venir vivre chez elle, dans des circonstances dont la date précise n’a pas été communiquée. Mais cette cohabitation aurait progressivement viré au conflit, d’après les déclarations de la mise en cause.
La sexagénaire a d’abord expliqué avoir agi sous le coup de l’exaspération, affirmant avoir tiré un unique coup de fusil dans un moment de tension. Cependant, au fil des auditions, son récit évolue.

Un projet prémédité selon les aveux
Au cours de sa garde à vue, la suspecte reconnaît avoir envisagé de tuer son amie depuis « plusieurs jours ». Ces déclarations conduisent les magistrats à retenir la qualification d’“assassinat”, qui suppose la préméditation, et non celle d’homicide simple.
Ce changement d’angle juridique alourdit considérablement les enjeux de la procédure. La préméditation, si elle est confirmée par l’instruction, inscrit les faits dans une logique de planification et non dans un accès de colère spontané.
À l’issue de sa garde à vue, la femme de 64 ans a été mise en examen pour assassinat et placée en détention provisoire. Elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité, peine maximale prévue par le Code pénal pour ce type de crime.







