Ce médicament souvent prescrit aux séniors augmente les risques d’ostéoporose selon une récente étude
Publié le 18 février 2026 par: Être Heureux
Avec l’âge, les ordonnances s’allongent et les traitements deviennent souvent indispensables pour réguler des pathologies chroniques.

Pourtant, certains médicaments, bien que nécessaires, peuvent entraîner des effets secondaires inattendus. Des chercheurs alertent aujourd’hui sur l’impact potentiel d’un traitement très répandu chez les seniors sur la solidité osseuse.
Hypertension, diabète, excès de cholestérol… les maladies chroniques se multiplient fréquemment après 60 ans, conduisant à la prescription de traitements au long cours. Parmi eux figure la lévothyroxine, connue en France sous le nom de Levothyrox et commercialisée aux États-Unis sous l’appellation Synthroid.
Ce médicament est destiné à compenser un déficit hormonal lié à l’hypothyroïdie. En remplaçant l’hormone thyroïdienne que la glande ne produit plus en quantité suffisante, il permet de stabiliser le métabolisme, de réduire la fatigue et d’éviter de nombreuses complications. Son usage est donc largement répandu, notamment chez les personnes âgées.
Une étude qui interpelle la communauté médicale
Cependant, des travaux scientifiques récents invitent à la prudence. Des chercheurs de la Johns Hopkins Medicine ont observé une association entre la prise de lévothyroxine et une diminution accrue de la densité osseuse chez les seniors.

L’étude s’est appuyée sur un suivi de six ans, comparant 81 patients traités par lévothyroxine à 364 personnes n’en prenant pas. Les résultats suggèrent que, même lorsque le traitement est administré conformément aux recommandations médicales, une perte osseuse plus marquée pourrait survenir chez les utilisateurs âgés. Selon le Dr Shadpour Demehri, co-auteur principal de ces recherches, cette corrélation mérite une vigilance accrue dans le suivi des patients.
L’ostéoporose, une menace silencieuse
La perte de densité osseuse n’est pas un simple détail biologique. Elle peut conduire à l’ostéoporose, une maladie qui fragilise progressivement la structure des os et accroît le risque de fractures. En France, environ 4 millions de personnes seraient concernées, soit près de 5,5 % de la population.
Les femmes, particulièrement après la ménopause, sont les plus exposées. Les fractures liées à l’ostéoporose — hanche, poignet, vertèbres — peuvent avoir des conséquences lourdes sur l’autonomie et la qualité de vie. La prévention et le dépistage deviennent donc essentiels, notamment chez les patients sous traitement prolongé.
Adapter ses habitudes pour préserver ses os

Face à ces constats, les spécialistes insistent sur l’importance d’une hygiène de vie adaptée. L’alimentation joue un rôle fondamental dans la préservation de la masse osseuse. Un apport suffisant en calcium est indispensable : produits laitiers, sardines, amandes ou encore certaines herbes aromatiques comme le thym en sont de bonnes sources.
Les protéines sont également essentielles au maintien de la structure osseuse. On les trouve dans les viandes, les poissons, les œufs, mais aussi dans les légumineuses, les céréales complètes et les oléagineux. Une alimentation équilibrée constitue la première ligne de défense contre la fragilité osseuse.
Le rôle clé de la vitamine D et de l’activité physique
La vitamine D est un autre pilier incontournable. Sans elle, le calcium ne peut se fixer correctement sur les os. L’exposition régulière à la lumière naturelle, combinée à la consommation d’aliments riches en vitamine D, contribue à maintenir un équilibre optimal.
Enfin, l’activité physique adaptée à l’âge et aux capacités de chacun demeure un levier majeur. Marche quotidienne, exercices de renforcement doux ou activités aquatiques participent à stimuler la solidité osseuse et à prévenir la perte de masse.







