Municipales : 61 % des Français envisagent de faire barrage à LFI après la mort de Quentin
Publié le 20 février 2026 par: Être Heureux
L’affaire Quentin Deranque ne bouleverse pas seulement l’opinion, elle redessine aussi les lignes de fracture politiques à l’approche des municipales.

Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro publié jeudi, une large majorité de Français souhaite désormais que le Parti socialiste et ses alliés prennent leurs distances avec La France insoumise.
D’après cette enquête, 76 % des Français estiment que le PS et ses partenaires ne devraient plus conclure d’alliances avec La France insoumise, vivement critiquée ces derniers jours en raison de ses liens passés avec la Jeune Garde, groupuscule dissous en juin 2025.
Ce chiffre intervient alors que le parquet de Lyon a requis la mise en examen et le placement en détention provisoire de sept hommes pour « homicide volontaire » après la mort du jeune militant nationaliste à Lyon. Trois d’entre eux auraient reconnu être liés à l’ultragauche, selon le procureur Thierry Dran. Parmi les suspects figure l’assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, fondateur d’un mouvement antifasciste lyonnais dissous l’an dernier.

Une stratégie de “barrage” inversée
Autre enseignement notable : 61 % des personnes interrogées se disent prêtes à voter pour un candidat qu’elles ne soutiennent pas habituellement afin d’empêcher la victoire de LFI. Ce réflexe stratégique toucherait 44 % des sympathisants socialistes et 31 % des électeurs écologistes.
Le phénomène s’apparente à une forme de “cordon sanitaire” qui, traditionnellement dirigé contre l’extrême droite, pourrait cette fois viser La France insoumise dans certaines configurations locales. À l’approche des municipales, cette donnée pourrait peser lourd dans les négociations d’alliances.
Jean-Luc Mélenchon fragilisé

Le sondage pointe également un affaiblissement de l’image de Jean-Luc Mélenchon. 57 % des Français jugent qu’il est “trop complaisant” envers les militants antifascistes, contre 13 % qui pensent le contraire. Près d’un tiers (30 %) ne se prononce pas.
Concernant sa réaction après la mort de Quentin Deranque, seuls 11 % estiment qu’il a “réagi comme il le fallait”, contre 56 % d’un avis opposé. Les sympathisants LFI sont majoritairement en soutien (60 %), mais l’adhésion chute fortement chez les électeurs socialistes et écologistes, où seuls 13 % valident sa position.
Au-delà des clivages partisans, l’émotion domine. 87 % des Français déclarent avoir été personnellement choqués par cette affaire, et 73 % y voient un signe que la violence politique progresse en France.







