« N’achetez pas les galettes des rois Lidl, il y a de l’alcool » : un client musulman se dit « choqué » par sa composition
Publié le 9 janvier 2026 par: Être Heureux
Chaque mois de janvier, la galette des rois s’impose comme un rituel gourmand incontournable. Mais cette année, derrière la pâte feuilletée dorée et la frangipane généreuse, une réalité plus amère s’invite à table : la flambée des prix.

Entre inflation des matières premières et polémiques sur la composition, la star de l’Épiphanie cristallise toutes les tensions. Célébrée le 6 janvier, l’Épiphanie dépasse largement le cadre religieux pour devenir un moment convivial partagé en famille, entre amis ou au travail. La galette des rois reste un symbole de plaisir et de partage, prolongé tout au long du mois. Pourtant, en 2026, ce plaisir a un coût de plus en plus élevé, qui pousse certains consommateurs à revoir leurs habitudes ou à comparer davantage les offres.
Une hausse de prix qui ne passe pas inaperçue

En boulangerie comme en grande surface, l’augmentation des tarifs a frappé les esprits. Paul Boivin, directeur de la Fédération des entreprises de boulangerie, l’explique par la flambée des coûts de production. Le beurre, ingrédient central de la frangipane, a vu son prix exploser, passant de 5 500 à plus de 8 000 euros la tonne. À cela s’ajoutent la hausse des salaires et celle de l’énergie, alourdissant mécaniquement la facture finale.
Le beurre, nerf de la guerre pour les boulangers
Selon la Confédération nationale de la boulangerie, le beurre représente près de la moitié du feuilletage et une part importante de la crème d’amande. En deux ans, la part des matières premières est passée de 23 % à près de 28 % du chiffre d’affaires des artisans. Résultat : des galettes quatre parts affichées entre 16 et 30 euros en boutique, tandis que la grande distribution propose des versions plus accessibles, oscillant entre 4 et 12 euros.

La stratégie des prix bas de Lidl
Face à cette inflation, certaines enseignes misent sur des tarifs agressifs. Lidl s’est distingué avec des galettes à prix cassés, attirant un large public soucieux de préserver son budget. Des produits proposés à moins de 3 euros pour plusieurs parts ont suscité l’intérêt, d’autant plus qu’ils revendiquent une composition relativement simple, loin de certains produits ultra-transformés.
Une polémique inattendue sur la composition
Mais cette stratégie low cost n’est pas exempte de critiques. Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux a mis en lumière la présence d’alcool dans certaines galettes vendues par l’enseigne. La découverte de rhum dans la liste des ingrédients a surpris de nombreux consommateurs, notamment parmi les clients musulmans pour qui la galette est avant tout un gâteau festif, sans connotation religieuse.







